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La chambre des officiers

-Afin de mieux comprendre ce qu'ont pu endurer les gueules cassées, intéressons nous au roman de Marc Dugain intitulé La chambre des officiers, au cours duquel il retrace les épreuves qu'a pu subir Adrien, un jeune ingénieur des arts et métiers qui s'est fait défigurer dès 1914 à la mise en place de ponts mobiles à cause d'obus allemands.

 

- Celui-ci a alors été rapatrié au Val de Grâce pour amoindrir la destruction maxillo-faciale dont il était atteint malgré les incertitudes que pouvaient avoir les médecins sur son sort.

 

-Dès son arrivée à l'hôpital, le médecin chargé de s'occuper de lui essai de le rassurer en lui certifiant qu'il était dans un endroit  "à la pointe de la technologie", "que dans trois jours on allait l'opérer", mais aussi qu'il retournerait au front avec  "un visage flambant neuf". Puis un peu plus tard on lui avouera que "de mémoire de chirurgien", il n'avait jamais vu de blessures sur le visage comme ça à cause de l'artillerie.

L'auteur en profite alors pour montrer l'avancée de la médecine dans cette guerre grâce à cette phrase bien précise : "la médecine avance, elle fait des pas de géant. D'ici la fin de la guerre, on refera des faces a neuf comme si rien n'était arrivé" et rajoute même "de la destruction massive pour élever le niveau de la connaissance, c'est paradoxal non?".

 

-Durant sa convalescence qui dura près de 5 ans, Adrien rencontra plusieurs blessés défigurés comme lui.

 Par ailleurs, certains d'entre eux ne résistèrent pas à la méchanceté que pouvaient avoir les autres envers eux et se suicidèrent.

Nous pourrions alors nous demander pourquoi Adrien et toutes les autres gueules cassées ne l'ont pas faites elles non plus et nous remarquerions alors que les survivants s'accrochaient aux bouts de vie qu'ils leur restaient comme leurs enfants, ou leurs femmes par exemple.

 

-D'ailleurs, il raconte qu'un de ses meilleurs amis a dût faire une greffe a l'Italienne qui en plus d'avoir été un échec a été douloureuse et très désagréable.

 

-Il apprit d'ailleurs en 1915 que les gueules cassées n'étaient en faite pas que des hommes car il rencontre Marguerite, une femme dans le même cas que lui qui avait été bombardée alors qu'elle était dans une antenne de secours de l'avant pour s'occuper des soldats blessés.

 

-Dès lors qu'il apprit la nouvelle du 11 novembre 1918, il comprit que désormais ce n'était plus les jeunes soldats partis au combat qu'il fallait plaindre mais plus des personnes comme lui qui n'auraient plus jamais une vie véritablement similaire à celle de l'avant guerre.

 

-Il quitte le Val de grâce le 4avril 1919 après avoir subit 16 opérations, il n'avait été endormit qu'avec de l'éther et avait été l'un des pionniers de l'essor de la chirurgie en ayant "donner son corps a la science" comme cela c'était passer.

 

-Malgré le fait que son visage ne lui soit que partiellement rendu, il a tout de même réussit à avoir une bonne réinsertion sociale avec de nombreux camarades qui avaient subit le même sort que lui. Ils furent retenu pour figurer dans une délégation de grands blessés français qui seraient présenté au chefs d'état qui allaient signé le traité de Versailles mais aussi, réussirent a retrouver une vie de famille en se mariant et aillant des enfants. Ils en vinrent même par la suite à accepter que ces visages étaient leurs et qu'ils faisaient partie de leurs histoires.

                  

-Marc Dugain nous explique alors bien la difficulté qu'ont eut les gueules cassées a ce réintégrés a la société, à se réapprécier eux même et nous démontre même que les gueules cassées sont bien la cause principale de l'avancée fulgurante de la chirurgie maxillo-faciale.

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